Domaine du possible

136 hectares à Arles consacrés à la terre

Le Domaine du Possible accueillera une partie des activités de NEEDE Méditerranée. Partenaire historique du projet, il en constituera une partie non négligeable du volet terrestre. Les actions développées en partenariat avec le Domaine du Possible :

Pépinière arboricole, gérée par les apprentis eux-mêmes, et ayant pour objectif une vaste campagne de reboisement, proposée aux collectivités et au établissements scolaires. Les campagnes de reboisement pourront également permettre une compensation carbone des activités de NEEDE Méditerranée et du fonctionnement du site.

Implantation de potagers urbains en accord avec les collectivités territoriales, notamment à destination des élèves des écoles deces territoires afin de les familiariser avec les premiers gestes de l’agriculture raisonnée et la saisonnalité des produits.

Les actions de sensibilisation proposées en ateliers pourront être prolongées par des sorties à la journée ou en classe de découverte. Elles permettront des activités de plein air, d’initiation à l’agriculture responsableet à la connaissance de la biodiversité méditerranéenne.

FOCUS : Domaine du Possible

D’autres actions de NEEDE Méditerranée pourront s’appuyer sur les activités déjà développées par le Domaine du Possible.

Arbrement et agro-foresterie

• Culture : plantation de3 000 arbres (dont 600 dès 2018) : aubépines, chèvrefeuilles, cognassiers, cornouillers, érables, pistachiers, grenadiers, lauriers, lilas, noyers, pruneliers, troènes, cyprès etc...
• Produits : outre le boisde taille, cet arbrement n’engendre pas de production directe destinée à la consommation humaine.
• Contributions aux autres activités : les arbres engendrent de nombreux et précieux services écosystémiques : sylvopastoralisme (pâturage), amélioration de la structure des sols, ombre, corridors de biodiversité, protection du vent etc...

Énergie solaire

• Technologie : 3000 m2de serres solaires nouvelles génération permettent à la fois de capter l’énergie du soleil pour la transformeren électricité et d’apporter lumière, chaleur et protection aux cultures maraîchères, grâce à la mobilité des panneaux qui suivent la course du soleil.

Apiculture

• Conservatoire de l’abeille noire en partenariat avec l’association « l’acier ou le mur a des oreilles »
• Rucher école : 5 ruches dans le maraîchage
• Produit : miel
• Contribution aux autres activités : pollinisation sur la ferme et autour.

Maraichage

• Culture : les fruits et légumes sont cultivés sous cinq serres de 1000 m2 chacune, une serre de 400 m2 dédiée à l’école et 3000 m2 de serres photovoltaïques (voir plus loin). Suite à une première campagne selon les méthodes de l’agriculture biologique, le producteur intègred’autres pratiques issues de l’agroécologie (permaculture, biodynamie...). Le projet piscicole décrit plus bas (en projet) fournira également des eaux chargées d’azote issues de la pisciculture.
• Produits : poivrons, tomates, aubergines, haricots, courges...
• Contribution aux autres activités : approvisionnement de la cantine de l’école.

Oliviers et amandiers

• Culture: 1300 oliviers et 700 amandiers sur 17 hectares
• Produits : olives et amandes
• Contribution aux autres activités : fertilisation des champs cultivés sous les arbres et récupération des bois de taille.

Élevage de chevaux

• Élevage : le centre équestre héberge 53 chevaux (en association avec le Domaine de Maguelone). Ces chevaux assurent au quotidien l’activité de médiation animale avec les 80 enfants de l’école Domaine du Possible. Ces chevaux Camarguais s’adaptent aussi aux travaux agricoles (traction animale) auxquels nous avons le projet de les associer.
• Service : traction animale
• Contribution aux autres activités : le crottin est employé comme engrais dans les champs.

Pisciculture et énergie solaire

• Elevage : la partie basse de la ferme, dont le sol est argileux, se prête idéalement à l’aménagement de bassins de pisciculture. Ils contiendront des sandres dans le cadre d’une culture extensive.La recherche d’autonomie (afin d’éviter notammentles nuisances de la pêche minotière) sera au cœur de cette activité. Des panneaux solaires flottants permettront de produire de l’électricité.
• Produit : sandres
• Echange avec les autres activités : les eaux sortant des bassins alimenteront une culture maraîchère menée en aquaponie.

Élevage de brebis

• Elevage : trois cents brebis Mérinos d’Arlessont élevées avec une perspective d’autonomie (sans transhumance) permise par le pâturage rotatif : progressivement les animaux se nourriront toute l’année sur place. Le projet vise à reconstituer une filière laine- lait-viande en circuit court.
• Produits : viande bio (en cours) – lait, brousse, fromage, et laine (en projet)
• Contribution aux autres activités : la présencedes brebis contribue à l’amendement des terres.

Riziculture

• Culture : Sur 4 hectaresla riziculture est associée à l’élevage des canards : une fois que le riz, planté en lignes, a suffisamment poussé pour ne plus attirer les palmipèdes (les canards préfèrent les jeunes pousses), ils sont lâchés pour pâturer les jeunes pousses d’herbes adventis.
• Produit : riz
• Contribution aux autres activités : paille et balle de riz.

Espaces sauvages

Les espaces sauvages du domaine sont préservés, restaurés et observés afin d’évaluer notamment leur impact sur l’activité de la ferme et mesurer les services écosystémiques. Un inventaire botanique a été réalisé sur la quasi-totalité des parcelles, dressant un bilan de l’ensemble de la flore et analysant les cortèges végétaux. Garder des forêts (outre les activités d’agroforesterie) et des lieux protégés, créer des corridors de biodiversité, favoriser un meilleur peuplement d’avifaune, observer l’évolution des polinisateurs : les espaces sauvages sont considérés comme des acteurs essentiels dans la vie de ce projet.

Céréales et paturages

• Culture : 10 ha de blé ancien
• Rotation céréalière et fourrage : 4 ha de luzerne,5 ha de sainfoin, 10 ha de prairie temporaire de fourrage d’été, 6 ha de sorgho fourrager
• Contribution aux autres activités : nourriture des chevaux et brebis, blé pour produire du pain pour l’école, rotations culturales.

Conservatoire des amandiers

• Culture : des variétés rares d’amandiers sont plantéessur 7 000 mètres carrés, sous formes d’îlots de trois arbres chacun en triangles équilatéraux. Au milieu des trois arbres, la végétationest laissée intacte, afin devoir quelle biodiversité se développe dans ce micro« sous bois ». Les trianglessont plantés à 14 mètres de distance les uns des autres, en quinconce afin que des cultures puissent être menées entre les îlots (sainfoin, luzerne etc...).
• Produits : amandes
• Contribution aux autres activités : fertilisation des champs cultivés sous les arbres, récupération des bois de taille et sylvopastoralisme.